programme réflexion prospective sur le confort de l'habitat  
moa I3F  
lieu Le Houlme  
surface 20 000 m²  
coût nc  
année 2025  
phase concours  
équipe Collaboration avec JERF  
texte

Vers un confort écosophique

« Le confort écosophique1 ne se réduit pas à l’accumulation de commodités techniques : il se construit dans l’équilibre entre l’environnement, le social et le sensible, et ouvre la voie à une nouvelle qualité de l’habiter. »

Répondre au concours d’idées **Conforts 2050**, c’est prendre le risque d’imaginer plus que des solutions. C’est accepter que l’architecture, face à l’urgence climatique, aux mutations sociales et aux héritages bâtis parfois délaissés, puisse encore porter une forme d’élan : une capacité à transformer sans raser, à faire avec sans renoncer, à inscrire le confort dans le temps long et au cœur du quotidien.

**Conforts 2050** ne demande pas de recettes. Il appelle des visions. Il propose de prendre soin de ce qui est là — un patrimoine ordinaire habité, fragilisé mais vibrant — pour en révéler les possibles par des gestes sensibles, souples et ouverts.

Notre réponse est née de cette ambition : croiser les pratiques d’architectes, d’habitants et de chercheurs pour proposer une autre manière d’envisager la transformation des logements sociaux. Une approche plus fine, plus locale, attentive à la matière comme aux usages, qui fait du « déjà-là » une richesse et du climat un moteur de conception. Une manière écosophique de réhabiliter, où l’environnemental, le social et le sensible ne s’opposent pas, mais se composent.

Ce document est une invitation. À regarder autrement ce qui semblait figé. À penser qu’un immeuble peut évoluer sans s’effacer. À croire qu’en 2050, habiter Le Houlme sera non seulement possible, mais désirable et enviable.